vendredi 26 octobre 2018

Aseline Dieudonné : La Vraie Vie (n°3 - oct 18)


 livre la vraie vie


Adeline Dieudonné : La vraie vie - L'Iconoclaste, 2018 - roman - Prix du roman FNAC 2018.

 

Adeline Dieudonné vient de recevoir le Prix du Roman FNAC 2018 avec ce livre de pure fiction (ce qui devient rare). Cette jeune belge de 36 ans nous montre une imagination débordante dans ce récit ou ce conte dans lequel se mélangent des faits réalistes et des effets magiques…
C’est une fille de 10 ans (et plus)  qui est le héros de l’histoire écrite à la première personne. Elle semble vivre dans une famille comme toutes les autres dans une maison, le Démo la nomme-t-elle, située dans un lotissement des années 1970, sans âme ni relief. Elle veille sur son petit frère, Gilles, de 6 ans car elle se rend compte des choses étranges qui se passent chez elle : sa  mère est quasi muette et inexistante devant un père violent, alcoolique, un monstre vicieux. Une chambre de la maison abrite des cadavres d’animaux empaillés provenant de la chasse du père (cerfs, hyènes, sangliers). Après avoir vu un accident grave, l’état psychologique de Gilles se dégrade : « il est habité par l’âme cruelle de la hyène naturalisée du père » nous dit l’adolescente. Elle va tout faire pour aider son frère et se sortir elle-même de ce cahot. « Elle refuse d’être une proie et choisit la vie à tout prix ». Elle est super intelligente, courageuse, énergique et sa révolte est admirable. Elle se croit soutenue par des dragons, par une voisine qu’elle considère comme une fée et par une machine à remonter le temps qu’elle a imaginée…C’est la métamorphose de cet enfant qui se bat qui est très bien vue par l’auteur. Le suspense des 70 dernières pages nous souffle : « éclatante angoisse et pur plaisir » de lecture (L’express).
Humour noir, émotion, suspense, style caustique rendent ce livre de pure fiction, original, très prenant, saisissant : « entre le tragique et la comédie, la poésie et la brutalité, Adeline Dieudonné vogue sans plonger dans l’horreur ou la mièvrerie » (Le Croix)

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